Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit.

C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour.

C. Bobin

mardi 24 novembre 2009

J'ai trouvé avec ce poème(rondel de l'adieu) la plus jolie façon de dire adieu à la Nouvelle-Calédonie, et à ce beau, magnifique voyage de deux ans que je me suis offert...
Je ferme les yeux et en moi je savoure tout ce que cette terre m'a donnée, toutes ces vies croisées...Ici l'âme du monde m'a bercé de ses bleus qui n'en finissent pas d'être bleu...comment te remercier mère nature de ces joyaux que tu déposes à nos pieds...moi qui était amoureuse du myosotis, de l'infiniment petit qui me faisait rêver...me voici reliée à ton pacifique océan, à tes couleurs océaniennes... Le voyage continue par un ptit détour en Bretagne pour un ptit temps,celui de me préparer à un prochain projet voyage...







Partir, c'est mourir un peu,
C'est mourir à ce qu'on aime :
On laisse un peu de soi-même
En toute heure et dans tout lieu.

C'est toujours le deuil d'un vœu,
Le dernier vers d'un poème :
Partir, c'est mourir un peu !
C'est mourir à ce qu'on aime.

Et l'on part, et c'est un jeu,
Et jusqu'à l'adieu suprême
C'est son âme que l'on sème,
Que l'on sème à chaque adieu !

Partir, c'est mourir un peu...



Rondel de l'adieu (Edmond Haurecourt)

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